Le tri à la source n’est pas réservé aux bureaux et aux commerces : les chantiers du BTP y sont soumis. Séparer les principaux flux dès la production du déchet est une obligation, et une source d’économies.
Ce que dit l’obligation
La réglementation impose aux producteurs de déchets de trier à la source plusieurs flux plutôt que de les mélanger. Ce dispositif, souvent désigné comme le « tri des flux », vise à orienter chaque matière vers sa filière de valorisation. Il s’est progressivement renforcé et étendu, intégrant notamment la fraction minérale et le plâtre pour le secteur de la construction.
Les flux à séparer
Sur un chantier, l’organisation du tri concerne en priorité :
- le bois ;
- les métaux ;
- les plastiques ;
- le verre ;
- le papier et le carton ;
- les déchets inertes (fraction minérale) ;
- le plâtre, dont la filière spécifique impose une séparation.
À ces flux s’ajoutent, isolés à part, les déchets dangereux, qui relèvent d’un régime distinct et ne se mélangent jamais aux autres.
S’organiser sur le terrain
Le tri à la source suppose une organisation matérielle simple mais anticipée :
- prévoir plusieurs contenants identifiés dès l’installation du chantier ;
- signaler clairement chaque benne ou big-bag par un mot et un pictogramme ;
- sensibiliser les compagnons en réunion de chantier ;
- isoler le plâtre et les dangereux dans des contenants dédiés.
Sur les petits chantiers, des big-bags étiquetés remplacent avantageusement les bennes. L’essentiel est que le geste de tri soit possible au moment où le déchet est produit.
Le lien avec la valorisation
Trier à la source, c’est alimenter directement les filières de recyclage et de reprise. Un flux propre et séparé se valorise ; un mélange doit être re-trié en aval, à un coût supérieur, quand il n’est pas purement et simplement refusé. Le tri de chantier est donc à la fois une obligation réglementaire et un choix économique rationnel.
À retenir
L’obligation de tri des flux s’applique bel et bien aux chantiers. Bois, métaux, plastiques, verre, papier-carton, inertes et plâtre se séparent à la source, les dangereux restant toujours à part. Une organisation anticipée des contenants transforme cette contrainte en levier de valorisation et d’économies.